GARDIEN DE LA PAIX



Fiche technique

Année de production : 2015

Durée : 8’18’’

Format : 2.35 – 5.1

Visa : N°141 557




Réalisation/ Montage/ Scénario    Hadrien don Fayel

Co-réalisation                                    Perrine Liévois                             

Production                                         Champs Libres

D’après                                                ArKilien, nouvelle de Pierre Nonnon

Image/ Son                                         Hadrien don Fayel, Perrine Liévois

Interprétation                                    Jean-Michel Ropers

Musique                                              Adrien Protin



Festivals

2015    Les nuits méditerranéennes - Furiani - Hors compétition

2016    Ozark Shorts – Lamar, Missouri, USA

SYNOPSIS

Je me suis toujours demandé ce que ça faisait de crever, de se faire planter. Maintenant je sais.



NOTE D’INTENTION

La clef de l’intrigue est dévoilée dans les premières secondes : le héros va mourir, il est déjà mort. Dès lors le film détourne la question suspens du pourquoi et du comment de cette mort pour s’attacher à faire le portrait de l’homme au sens très physique du terme. A travers la banalité de ses dernières actions se reflète le néant de son existence.


Sur Gardien de la paix, j’ai utilisé une méthode de recherche et de réalisation développée sur mes précédents films, et en particulier sur Le souffle de la nature, mon premier long-métrage.

Au tournage, l’improvisation vaut autant pour les acteurs que pour la caméra. Je filme beaucoup plus que ce dont j’ai besoin, partant de plans génériques que je décline pour explorer diverses possibilités. Je sélectionne et assemble ensuite les fragments qui me paraissent correspondre au personnage.

Ce qui m’intéresse, c’est de capter grâce à l’improvisation filmique des morceaux de réalité qui s’unissent pour former un portrait vivant et cohérant bien que non continu. En d’autres termes, il ne m’importe pas de filmer une continuité réaliste ou perçue comme telle, mais d’atteindre une autre perception de la réalité qui nous parle de façon tout aussi vraie de l’essence du personnage. Le montage fragmenté de ses grommellements indéfinis, d’éléments de sa silhouette ou d’objets qui constituent son décor familier dessine sans l’expliquer les traits de cet homme au seuil de la mort.